L'homme libre

"La liberté guidant le peuple", huile sur toile d'Eugène Delacroix réalisée en 1830

Un dernier mot : au moment où les "affaires" en politique affaiblissent le crédit des hommes politiques, il faut rappeler que Georges Frêche avait gardé, sur le terrain des intérêts matériels une intransigeance marquée par la Morale de la République, plus encore que la morale religieuse.

 

Il avait d'ailleurs, comme beaucoup d'universitaires, choisi la voie d'un métier qui assure plus l'indépendance d'esprit que les richesses matérielles. Il n'avait aussi que peu de goût pour une vie de luxe, héritier en cela d'une classe moyenne où l'étalage des biens confine souvent à la médiocrité de l'esprit.

Il renouait ainsi avec la grande tradition des révolutionnaires tant du XVIII° siècle que ceux du XIX° : il s'inscrivait ainsi dans la lignée des moralistes politiques comme Rousseau ou Robespierre pour qui la vertu était le fondement de la République, ou de ceux du siècle suivant, liés au catholicisme social comme au socialisme, pour lesquels la morale faisait partie du projet social. Pour Georges Frêche, la rigueur personnelle était le gage et la condition de sa crédibilité politique.